Depuis le 23 octobre 2026, One Piece Grand Gourmet est disponible sur Nintendo Switch 2, Switch, PC et mobiles. Développée par Kairosoft et éditée par Bandai Namco, cette simulation de restaurant réunit plus de 400 personnages de l’œuvre d’Eiichiro Oda. Le but est simple: faire du second Baratie la meilleure table des mers.
À la veille de la sortie, les premiers verdicts tombent et le portrait qu’ils dessinent est contrasté. IGN salue un jeu plein de clins d’œil mais trop permissif pour satisfaire les amateurs de gestion. Anime News Network lui accorde un B+ et apprécie son charme de simulation à l’ancienne. Les critiques s’accordent sur un point: ce jeu parle d’abord aux fans. Et il le fait avec une sincérité qu’on voit rarement dans les adaptations sous licence.
Tout commence dans une cuisine presque vide. Une table, un fourneau, et Sanji, le cuisinier de l’équipage du Chapeau de paille, qui attend les premiers clients. Le joueur incarne une nouvelle recrue chargée d’aider l’équipage à ouvrir une deuxième adresse du célèbre restaurant flottant. Le décor est planté, en pixels, avec le soin que Kairosoft met dans ses jeux depuis des années.
Kairosoft applique sa recette maison au Baratie de Sanji
Le studio japonais n’en est pas à son premier restaurant. Depuis longtemps, Kairosoft reprend la même formule: un espace minuscule à agrandir, une boucle économique facile à lire, des personnages en pixels qui s’agitent sur un plan vu de dessus. Les joueurs de Game Dev Story ou de Cafeteria Nipponica reconnaîtront la mécanique au premier coup d’œil. La nouveauté vient de l’univers. D’après le site officiel du jeu, plus de 400 personnages de One Piece y apparaissent comme employés ou clients, et c’est la première fois que la licence adopte ce style pixel dans un jeu vidéo. L’éditeur promet également des événements et des interactions entre personnages qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
La fiche publiée par Nintendo résume l’ambition sans détour: aux côtés de l’équipage de Luffy, il s’agit de transformer cette seconde adresse du Baratie en plus grand restaurant des océans. Le testeur d’IGN, John Carson, décrit le déroulement d’une partie. Le restaurant démarre petit et vide, avec une cuisine, une table et le talent de Sanji. Chaque client servi rapporte de l’argent, réinvesti dans de nouvelles tables, des attractions et des décorations qui augmentent le confort des lieux. Plus le cadre est agréable, plus la clientèle est satisfaite et plus elle dépense. La boucle tient en une phrase. Elle suffit pourtant à faire tourner tout le jeu.
Water-Water Meat BBQ et fruits du démon: la carte au cœur du jeu
C’est en cuisine que le jeu trouve son cœur. Le joueur s’inspire des idées des personnages, choisit ses ingrédients puis cuisine avec Sanji. Les plats sont ensuite assemblés en formules personnalisées, enrichies de différentes garnitures. La carte puise dans l’univers de la série: le Water-Water Meat BBQ, la fameuse viande de l’arc Water Seven, côtoie les Sea King Penne Gorgonzola. Des créations spéciales exploitent aussi les pouvoirs des fruits du démon. Pour agrandir son répertoire, il faut partir à l’aventure à la recherche de nouvelles recettes. Ces phases d’exploration cassent la routine du service.
Cette partie créative plaît à Marcille Donato, critique pour Anime News Network. Elle dit avoir pris beaucoup de plaisir à construire son propre Baratie et sa carte: choisir les plats de chaque formule, les éléments qui décorent l’assiette, l’ambiance de la salle. Selon elle, les éléments de RPG donnent du poids à ces choix. Ils influent sur le fonctionnement du restaurant et permettent à chacun de façonner l’établissement à sa guise. L’aménagement intérieur prolonge cette liberté, et la fiche de Nintendo présente la décoration de la salle comme l’un des piliers de l’expérience.
Forces et limites de la simulation de Kairosoft
Pourquoi IGN estime que peu de décisions comptent vraiment
C’est là que les avis se séparent. Anime News Network voit des choix qui comptent, IGN n’y voit qu’une façade. John Carson compare le jeu à Monkey D. Luffy lui-même: un collectionneur de pirates insouciant, qui laisse tomber la stratégie au profit de la force brute. L’idée d’aider Sanji à tenir un restaurant flottant lui paraît excellente. Mais gérer un immense établissement devient vite moins intéressant quand on comprend que très peu de décisions changent quelque chose. Le critique trouve même mal choisi le nom de la jauge principale, le confort, et s’en amuse.
Ce désaccord compte. Il touche à la nature même des simulations Kairosoft, souvent pensées pour une progression continue plutôt que pour une optimisation pointue. Ceux qui cherchent la tension d’un jeu de gestion exigeant risquent de rester sur leur faim. Ceux qui viennent pour l’univers y trouveront leur compte: pour IGN, l’essentiel du plaisir est dans le fan service. On nourrit de vieilles connaissances et on les regarde interagir de façon drôle ou inattendue.
Anime News Network relève un défaut presque opposé. Le jeu peut lancer beaucoup de mécaniques à la fois sans toujours les expliquer, et il faut une bonne dose de curiosité pour comprendre quoi faire. Trop simple pour l’un, trop opaque pour l’autre: les deux reproches sont plus compatibles qu’il n’y paraît. Un système mal expliqué peut sembler profond au début, puis se révéler peu exigeant une fois maîtrisé.
4K sur téléviseur, 1080p en mode portable, 30 images par seconde
Sur le plan technique, la version Nintendo Switch 2 fait l’unanimité. Noah Hunter, testeur pour la chaîne Final Weapon, décrit une image très nette, en mode portable comme sur téléviseur. Le jeu tourne en 4K quand la console est sur sa station d’accueil et en 1080p en mode portable. Il n’a relevé aucun problème d’affichage. La fréquence est limitée à 30 images par seconde, comme sur toutes les autres plateformes selon lui. C’est suffisant pour un jeu de gestion en pixel art, où la fluidité n’a rien de décisif.
La fiche officielle de Nintendo complète le tableau. Le jeu ne pèse que 292 Mo, une légèreté qui rappelle le passé de Kairosoft sur mobile. Il se joue en solo uniquement, en mode TV, sur table ou en portable. Il est compatible avec le prêt dans le groupe familial du compte Nintendo et avec la sauvegarde dans le cloud du Nintendo Switch Online. Les catégories associées au jeu, simulation, pixel art et course au meilleur score, résument bien son esprit.
Un B+ chez Anime News Network, une lettre d’amour pour Final Weapon
Le bulletin d’Anime News Network résume bien l’équilibre du jeu: B+ au global, A- pour les graphismes comme pour le son et la musique, B pour le gameplay. Marcille Donato reconnaît qu’une simulation de restaurant teintée de RPG n’est sans doute pas la première idée qui vient pour adapter One Piece. La formule fonctionne pourtant très bien. Selon elle, le studio voulait proposer une simulation à l’ancienne aux couleurs de la série, et sur ce point le pari est réussi.
Chez Final Weapon, Noah Hunter insiste sur les petits détails qui font du jeu presque une lettre d’amour à One Piece. L’idée revient, sous une forme ou une autre, dans chaque critique. Même IGN, sévère sur la gestion, reconnaît que les interactions entre personnages font vraiment plaisir. Tout dépend donc du profil du joueur. Un fan qui suit l’équipage depuis East Blue trouvera dans ce Baratie en pixels un terrain de jeu affectueux. Un amateur de gestion pure risque de s’en lasser une fois le restaurant agrandi. Disponible aussi sur Steam, iOS et Android, le jeu de Kairosoft fait un pari clair: chez Sanji, les invités comptent plus que les comptes.
One Piece Grand Gourmet sur Switch 2: l' essentiel
- Sortie le 23 octobre 2026 sur Switch, Switch 2, PC et mobiles
- Développé par Kairosoft, édité par Bandai Namco
- Plus de 400 personnages de One Piece en pixel art
- Objectif: faire du second Baratie le plus grand restaurant des mers
- Sur Switch 2: 4K sur téléviseur, 1080p en portable, 30 images par seconde
- Jeu solo uniquement, 292 Mo sur Switch 2
Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.