Un X-wing de Luke Skywalker fend l’air au bout d’un bras d’enfant. Le vaisseau en briques émet un son, s’illumine, réagit au moindre virage. Aucune tablette, aucun écran. C’est la promesse de la Smart Brick de Lego, que le public peut découvrir au parc des expositions de Colmar.
La scène n’a rien d’un prototype de laboratoire. La brique connectée est en vente depuis le 1er mars 2026. Le groupe danois l’a dévoilée en janvier au CES de Las Vegas, le grand salon mondial de l’électronique grand public. Les Dernières Nouvelles d’Alsace signalent sa présence à Colmar. La petite pièce y passe de main en main.
Le cadre? Fana’Briques, le rendez-vous alsacien des amateurs de Lego. Le salon se tient les 24 et 25 octobre 2026 au Parc Expo de Colmar. Cent cinquante exposants, plusieurs pays européens, 7 000 m de créations et d’animations. Au milieu des dioramas, une brique pas comme les autres.
Une brique 2×4 qui sent le mouvement et joue la Marche impériale
De l’extérieur, la Smart Brick ressemble à une pièce classique. Elle reprend le format 2×4, le plus courant de la gamme. Elle s’emboîte avec les autres briques comme n’importe quel élément du catalogue. Tout se joue à l’intérieur.
D’après Lego, la pièce embarque un accéléromètre. Elle sait comment elle est déplacée dans l’air. Elle joue des sons, s’allume et détecte la présence d’autres éléments du système. Ces éléments portent deux noms: les Smart Minifigures et les Smart Tags.
Les tags sont des plaques 2×2. Ils indiquent à la brique ce qu’elle doit devenir et comment se comporter. Un chasseur impérial? Un vaisseau rebelle? La brique adapte ses réactions au modèle construit autour d’elle.
Les figurines ont chacune leur personnalité. Placées près de la brique, elles déclenchent des sons, des humeurs et des réactions propres. Dans les premiers coffrets, cela donne des bruits de sabre laser ou la Marche impériale de Dark Vador, selon le site Design News. Le processeur est plus petit qu’un tenon de brique. Les pièces se rechargent sans fil. Elles communiquent entre elles via BrickNet, un protocole fondé sur le Bluetooth.
Pas d’écran.
C’est l’argument central du fabricant. Le jeu se passe dans les mains, pas sur une tablette. Aucune application n’est nécessaire pour faire réagir la brique. Lego défend l’idée d’un jouet interactif qui ne détourne pas l’enfant de la construction.
2017, un groupe de chercheurs et un cahier des charges serré
Le projet ne date pas d’hier. Lego a formé dès 2017 un groupe de chercheurs. Leur mission: étudier l’intégration de technologies numériques dans les briques. La contrainte de départ était claire. Les enfants devaient pouvoir continuer à jouer avec leurs briques comme avant.
Le fruit de ces travaux a été présenté au CES 2026. Le groupe y a lancé Lego Smart Play, une plateforme construite autour de la brique intelligente. Les constructions répondent au toucher, au mouvement et à l’interaction. Le magazine de design Designboom y voit le signal d’un changement dans le comportement des jouets analogiques.
Lego n’en est pas à son premier essai dans l’électronique. La marque a exploré la robotique éducative avec Mindstorms, puis les moteurs et capteurs de ses gammes techniques. Ces produits demandaient souvent une programmation ou une application. La Smart Brick prend le chemin inverse. Elle vise les enfants, dans le jeu libre, sans interface à maîtriser.
Neuf ans séparent la création du groupe de recherche et la mise en rayon. Un délai long pour un jouet. Il dit l’ampleur du pari pour le fabricant danois.
Ce que change la brique Lego connectée
Trois coffrets Star Wars pour ouvrir la gamme
Pour le lancement, Lego a choisi une licence sûre. Les premiers coffrets Smart Play sont tous tirés de Star Wars. Les précommandes ont ouvert le 9 janvier. L’arrivée en magasin a suivi le 1er mars 2026.
Le plus accessible des trois coffrets phares, le TIE Fighter de Dark Vador, compte 473 pièces. Il est affiché à 69,99 € selon le site spécialisé Brick Fanatics. Il contient une Smart Brick, une Smart Minifigure de Dark Vador et un Smart Tag. Il s’adresse aux enfants à partir de 8 ans. Le décor comprend un avant-poste rebelle et une station de ravitaillement impériale.
Un cran au-dessus, le X-wing de Luke, baptisé Red Five, aligne 584 pièces pour 89,99 €. Il intègre deux figurines intelligentes, dont Luke Skywalker en tenue de pilote. Le troisième coffret met en scène un duel dans la salle du trône avec un A-wing. Il est vendu 159,99 dollars aux États-Unis, d’après Variety. Le magazine américain cite aussi un landspeeder de Luke, porte d’entrée de la gamme à 39,99 dollars.
Une licence. Plusieurs vaisseaux. Une seule brique électronique pour tous.
Le choix de Star Wars n’est pas neutre. La licence accompagne Lego depuis la fin des années 1990. Elle parle aux enfants comme aux parents collectionneurs. Les sabres laser et les vaisseaux se prêtent aussi naturellement aux effets sonores et lumineux.
Fana’Briques, 19e édition placée sous le signe de la BD
Retour à Colmar. La brique intelligente arrive dans un salon qui n’a pas attendu l’électronique pour attirer le public. Fana’Briques en est à sa 19e édition. Les organisateurs promettent du Lego sous toutes ses formes et des rencontres.
Le thème retenu cette année est la bande dessinée. Le site Unidivers décrit une édition où les héros de papier sortent de leurs cases pour inspirer les constructeurs. Créations collectives, mosaïques, dioramas: les exposants viennent de plusieurs pays européens. Le Parc Expo annonce des créations spectaculaires et des animations.
Côté pratique, le salon ouvre le samedi 24 octobre à 10 heures. Il ferme le dimanche 25 à 17 heures, d’après la billetterie Billetweb. Le JDS indique un tarif de 10 € à partir de 15 ans et de 7 € pour les enfants. Un prix réduit s’applique à la vente en ligne jusqu’au 21 octobre à minuit.
Le salon attire chaque automne familles et passionnés. Les uns viennent pour les grandes scènes construites pièce par pièce. Les autres pour échanger avec les créateurs. La brique connectée ajoute un attrait de plus pour les enfants.
Les fans adultes prêts à brancher leurs briques?
La présence de la Smart Brick dans un salon de passionnés pose une question simple. Les AFOL, ces adultes fans de Lego, adopteront-ils une pièce électronique? Leur culture repose sur la construction, la patience, le détail. Une brique qui parle et s’illumine change la nature de l’objet.
Lego a anticipé l’objection. Les Smart Tags se clipsent sur les coffrets Smart Play et sur les sets compatibles, selon la marque. Le système ne remplace pas la brique traditionnelle. Il s’y ajoute. Un enfant peut construire son vaisseau, puis lui donner une voix.
La question du prix se pose aussi. La brique intelligente s’obtient avec un coffret qui la contient. Les familles compareront avec les boîtes classiques de la même licence, sans électronique. Les collectionneurs, eux, regarderont la durée de vie de la batterie et la compatibilité avec leurs anciennes pièces.
Tom Donaldson, vice-président et responsable du Creative Play Lab du groupe, dit vouloir fixer un nouveau standard pour le jeu interactif et imaginatif. Le pari est clair. Faire entrer l’électronique dans la boîte sans y faire entrer l’écran.
À Colmar, le public jugera sur pièce, entre deux mosaïques de bande dessinée. Le salon ferme ses portes dimanche 25 octobre à 17 heures.
Smart Brick Lego et Fana' Briques en bref
- La Smart Brick a été dévoilée au CES 2026
- Elle est en vente depuis le 1er mars 2026
- Elle contient un accéléromètre et joue des sons
- Fana' Briques se tient les 24 et 25 octobre 2026
- Thème de la 19e édition: la bande dessinée
- Entrée à 10 € dès 15 ans, 7 € pour les enfants
Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.